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1

 

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Protection et aménagement
de l'oppidum d'Entremont

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du théâtre romain

Le prix Entremont-F.Benoit


Pour participer à des
chantiers de fouilles

Actualités diverses

 

2

 

Visiter l'oppidum d'Entremont


Présentation archéologique

et historique du site

d'Entremont


Renseignement pratiques

pour les visites


Bibliographie et

documentation

 

3

 

Documentation générale


Législation sur le patrimoine


Musées et bibliothèques

à Aix-en-Provence


Orientation bibliographique

 

4

 

Anciennes fouilles


Sur l'oppidum d'Entremont


Sur l'oppidum de l'Infernet


Sur l'oppidum du Baou-Roux


Dans des égouts romains

à Aix-en-Provence

 

5

 


 

Réalisation

 

 



2. ACTIVITÉS HABITUELLES, PROJETS, ACTUALITÉS
DE L'ASSOCIATION ARCHÉOLOGIQUE ENTREMONT
 
2.5. Protection et aménagement du site archéologique d'Entremont

(dernière mise à jour de cette page : 24/1/2010)

SOMMAIRE
2.5.1. Les efforts de l'Association Archéologique Entremont
2.5.2. Ce qu'il faudrait vraiment faire

 

2.5.1. Les efforts de l'Associaton Archéologique Entremont

            L'Association Archéologique Entremont est très attentive au respect de l’ensemble du patrimoine archéologique du Pays d’Aix, ce qui la conduit à s'opposer parfois à des projets destructeurs et à soutenir au contraire tous ceux qui prennent en charge la sauvegarde et la mise en valeur de ce patrimoine, souvent avec l'appui d'autres associations cf. 1.3.2 – Organismes divers. Mais elle concentre surtout ses efforts sur la commune d’Aix.

            Historiquement, son objectif principal a toujours été l’oppidum celto-ligure d’Entremont (voir la rubrique 3.1. Présentation du site d'Entremont). Mais depuis la découverte du théâtre antique d’Aix en 2004, les fouilles du quartier de la Seds sont devenues également une priorité.(voir la rubrique 2.6.Les fouilles de l'enclos de la Seds)

Pierre de pressoir à huile, oppidum d'Entremont (photo Charrière)

Améliorer l’accueil des visiteurs

            Les moyens limités de l’association ne lui permettent pas de vastes projets. Signalons toutefois quelques réalisations utiles : mise en place d’une table d’orientation pour commenter le panorama, installation de cordages pour baliser le circuit de visite (très rapidement vandalisés !), installation de panneaux explicatifs pour guider les visiteurs, dont un grand panneau avec plan et texte en français, allemand et anglais. Ces panneaux, installés en 2000, ont été rénovés au printemps 2009 : le grand plan est plus explicite, ainsi que les plans détaillés des secteurs du portique aux crânes et de l'huilerie.

            Un nouveau panneau comportant essentiellement des photos ou dessins des principales trouvailles faites sur l'oppidum devrait être installé au printemps 2010.

            Elle a d'autre part défini, en 2004, un projet de création d'un chemin pour les piétons sur le flanc sud-ouest de l'oppidum. Mais ce projet, pour lequel aucun argent n'est demandé à la DRAC, n'a pas été accepté par cette autorité responsable du site.

Protéger et aménager les abords du site

            D’autre part, l’association veille à protéger les abords de l’oppidum, pour lui conserver autant que possible le cadre agreste qui était le sien jadis. C'est ainsi qu'elle a, par exemple, participé à l'élaboration de la ZPPAUP dans ce secteur, lancé des pétitions ou effectué des démarches auprès des autorités compétentes, aboutissant par exemple à une réduction de 50 % du nombre de villas prévues sur le lotissement de la Marguerite, avec par conséquent des jardins plus grands. C'est dans cet esprit qu'elle a approuvé également la mise en impasse de la partie haute du chemin de la Marguerite, permise par l'ouverture de l'avenue César Ontano, ce qui a favorisé la circulation des piétons.

Faire connaître l'oppidum

            L'association veut bien sûr faire mieux connaître ce site archéologique au public en l'invitant à le visiter. C'est pourquoi elle diffuse des prospectus, elle publie des guides et elle organise chaque année des visites commentées (voir la rubrique3.2.Renseignements pratiques pour les visites).

2.5.2. Ce qu'il faudrait vraiment faire


POUR UNE MEILLEURE EXPLOITATION TOURISTIQUE DE
L’OPPIDUM D’ENTREMONT À AIX-EN-PROVENCE

(mars 2006)

 

1. Intérêt du site

            Du point de vue de la science archéologique, l’oppidum d’Entremont est un site majeur pour la protohistoire du sud de la France et a donné lieu à de très nombreuses publications. Mais il est également de plus en plus connu du grand public, en France et à l’étranger. En effet, les guides touristiques le signalent et un site Internet du ministère de la Culture le présente de façon très riche et attrayante :
http://www.entremont.culture.gouv.fr
            L’Association Archéologique Entremont elle aussi diffuse localement des prospectus pour la visite.

            Pour le public, l’attrait de ce site est double. D’une part, il peut y visiter des vestiges archéologiques : remparts, habitations, ateliers... et les traces laissées par le rituel gaulois des “têtes coupées”. D’autre part, la promenade dans le parc de verdure et le magnifique panorama sur la montagne Sainte-Victoire (pratiquement le même que celui des dernières toiles de Cézanne) en font un objectif de détente très apprécié.

            Deux lignes de bus urbain (n°21 et 24) permettent de s’y rendre facilement. Un parking sommaire d’une capacité d’environ 25 voitures a été aménagé à proximité sur un terrain appartenant au Conseil Général des B-d-R.

            Cependant, comme l’entrée est gratuite et non surveillée, il est impossible de savoir précisément le nombre de visiteurs. Les gardiens constatent la présence de plusieurs visiteurs tous les jours et lors des Journées du Patrimoine en septembre, le nombre de participants aux visites guidées gratuites se situe autour de la centaine (150 en 2005).

2. Préambule sur l’aménagement du site

2.1. Un retard fâcheux

            Du point de vue de l’aménagement touristique, l’oppidum d’Entremont a été longtemps très négligé par son propriétaire, l’État. Et c’est l’Association Archéologique Entremont qui palliait cette carence, dans la mesure de ses moyens, en installant par exemple une table d’orientation, un circuit de visite balisé et en faisant visiter les fouilles. Ce n’est qu’après 1980 (année du classement au titre des “monuments historiques”) que des travaux ont été engagés par l’État, à petits pas.

            Depuis cette date, divers organismes et divers spécialistes ont été successivement chargés par l’État d’élaborer des projets d’aménagement et ont fait diverses propositions. Sans résultat majeur. À notre connaissance, la dernière mission d’évaluation a été confiée il y a deux ou trois ans à M. l’Inspecteur Lequément. Nous ignorons le résultat de sa mission.

2.2. Nécessité de nouveaux aménagements

            Ainsi donc, malgré plusieurs améliorations indiscutables, la situation reste encore peu satisfaisante. Pourtant la valeur archéologique et paysagère du site, sa proximité avec la ville d’Aix en font un potentiel important du tourisme local et régional ainsi que de la qualité de la vie dans la commune.

            C’est pourquoi l’Association Archéologique Entremont, qui a acquis depuis près de 40 ans une réelle expérience sur cette question, propose divers aménagements pour une meilleure mise en valeur. Certains de ces aménagements relèvent prioritairement du ministère de la Culture, mais d’autres peuvent être pris en charge ensemble par l’État et les collectivités locales ou seulement par ces dernières.

            Voici, dans l’ordre des priorités, les aménagements principaux que nous demandons et que nous détaillerons ci-après:
- modification importante de l’accès au site
- restructuration de l’ensemble du site selon la vocation de ses diverses parties
- création d’un musée celto-ligure
- création d’un parc archéologique annexe à côté de l’oppidum

3. La question de l’accès au site d’Entremont

3.1. État actuel

            Il n’y a qu’un seul accès au site, par l’avenue Fernand Benoit (route D14), en plein dans l’échangeur routier entre cette voie et l’autoroute A51 Marseille-Sisteron, très fréquentée. Pour les automobilistes, cet accès n’est annoncé et praticable que pour les véhicules arrivant d’Aix par l’av. Fernand Benoit ou sortant de l’autoroute en venant du quartier des Plâtrières. Il est absolument impossible pour les véhicules venant de Puyricard ou sortant de l’autoroute en venant de Venelles.

            Quant à la sortie du site en voiture, elle ne peut se faire qu’en tournant vers Puyricard et vers l’autoroute en direction des Plâtrières. Si l’on veut revenir vers Aix par l’avenue F. Benoit ou reprendre l’autoroute vers Venelles, il faut deviner (car ce n’est pas indiqué) que ce n’est possible qu’en allant d’abord faire demi-tour sur un giratoire non visible, à 500 mètres en direction de Puyricard... Il en résulte que les automobilistes déconcertés improvisent parfois des solutions peu orthodoxes et risquées pour aller là où ils le désirent !

            De plus, le chemin d’accès au parking de l’oppidum est très étroit et sinueux : deux voitures ne peuvent s’y croiser et il est totalement impraticable pour les autocars. Ces derniers doivent donc s’arrêter au bord de l’avenue F. Benoit (où aucun emplacement de stationnement n’est aménagé - Mise à jour : en 2008, la municipalité a fait aménager un grand espace de stationnement le long de la voie) et laisser descendre leurs passagers pour qu’ils gagnent à pied l’oppidum.

            Il est évident que cette situation est non seulement très gênante mais en outre dangereuse et qu’elle constitue un gros obstacle à une bonne exploitation du site.

3.2. Quelles solutions ?

            Il est clair que toute solution exige une profonde modification de cet échangeur routier de toute façon dangereux et source d’embouteillages. Les associations de quartiers le demandent depuis longtemps en dénonçant un vrai « point noir » du réseau routier. La création de nouvelles bretelles nous semble inévitable.

            En ce qui concerne les autocars, en attendant un aménagement plus définitif du site, une solution rapide est possible le long de la RD 14, sur un délaissé (ancien tracé de cette RD14).

            Mais il faudrait aussi aménager un chemin piétonnier dans la pinède longeant l’avenue F. Benoit, au pied de l’oppidum, pour créer une liaison paisible entre l’entrée de l’oppidum et le chemin de la Marguerite. Celui-ci vient d’être refait et embelli et la circulation des véhicules y a été fortement réduite. On aurait ainsi un bel axe de cheminement depuis l’avenue Paul Cézanne jusqu’à l’oppidum.

            Par ailleurs, il serait très utile de créer un second accès à l’est, sur le chemin des Lauves. Un accès seulement piétonnier serait relativement facile à réaliser dans un premier temps. Soit par expropriation d’une étroite bande de terrain en limite de propriété (les propriétés sont là assez vastes pour que cette amputation ne soit pas gênante), soit, si c’est juridiquement possible, par récupération de vieilles servitudes de passage tombées en désuétude sur des espaces grignotés par les riverains. Actuellement, faute d’un tel accès, des promeneurs percent régulièrement la clôture pour pénétrer sur le site ! A plus long terme, un accès pour les véhicules par le chemin des Lauves peut s’avérer très profitable.

            Non seulement l’ensemble de ces aménagements répondrait à des exigences actuelles (circulation des véhicules et des piétons), mais en plus il prendrait en compte l’avenir du parc d’Entremont, c’est-à-dire ses possibles et souhaitables agrandissements, impliquant l’acquisition de quelques terrains comme nous le verrons plus loin, § 6.

            Tout cela est certes un peu complexe et exige une soigneuse concertation de toutes les parties intéressées, mais tout cela est devenu nécessaire si l’on veut faire d’Entremont un réel atout touristique pour la ville d’Aix.

4. Restructuration du site d’Entremont

4.1. État actuel

            Un parking gratuit (environ 25 places), sommairement aménagé et non accessible aux autocars, se trouve près de l’entrée, sur un terrain départemental.

            Le site lui-même est entièrement clôturé, mais l’accès est gratuit. Il est ouvert au public tous les jours (sauf le mardi) de 9 h à 12 h et de 13 h à 16 h (horaire en vigueur en mars 2006, mais modifié depuis; voir la rubrique 3.2.Renseignements pratiques pour les visites); fermeture aussi certains jours fériés. Cet horaire est susceptible de modifications en fonction de la saison et du personnel de gardiennage disponible.

            L’ensemble du parc est surveillé par un ou deux gardiens qui peuvent éventuellement guider les visiteurs. De plus, des panneaux explicatifs installés par l’Association Archéologique Entremont (le principal rédigé aussi en allemand et en anglais) jalonnent le champ de fouilles.

             Il n’y a pas de séparation entre la zone archéologique visitable et la zone de parc de verdure. En revanche, une clôture isole une zone archéologique interdite au public (dépôts de fouilles, bureau, laboratoires,logement) qui recouvre une partie importante et partiellement fouillée du village antique.

            Il n’y a aucun bureau d’accueil, aucune salle d’exposition ou de vente de brochures et pas même de toilettes ni de prise d’eau potable pour le public.

4.2. Principaux aménagements demandés par l’Association Archéologique Entremont     

Nous pensons tout d’abord qu’il faut séparer deux zones dans le parc:
- la zone de visite archéologique, clôturée et d’accès payant;
- la zone de promenade dans la verdure, clôturée elle aussi mais d’accès gratuit, qui ne demande que quelques améliorations minimes.

            La partie de la zone archéologique actuellement interdite au public doit être rendue accessible et les bâtiments modernes qui s’y trouvent (construits pour l’armée allemande pendant la 2e guerre mondiale) doivent être détruits pour permettre la fouille dans cette zone. Naturellement, cela n’est possible qu’après la construction de bâtiments de remplacement hors de la zone archéologique. Voir le § 5 ci-après.

            La zone archéologique ainsi réunifiée demande peu d’améliorations sur les fouilles elles-mêmes: nous souhaitons seulement la reconstitution d’une partie du 2e rempart et d’un ou deux édifices dans le village, avec mise en situation d’objets et mobiliers, sous forme de copies. Mais il faut installer un local d’accueil pour la perception des droits d’entrée, la vente de documentation et la mise à disposition du public de toilettes et d’un point d’eau potable.

            Par ailleurs, l’ensemble du parc doit être équipé d’un réseau de bornes d’eau en cas d’incendie. Un débroussaillement des abords du parc dans les propriétés privées devrait être exigé par mesure de sécurité. Il faudrait aussi que des accords amiables permettent des élagages calculés dans les propriétés limitrophes pour rétablir certaines échappées sur le panorama. Nos tentatives en ce sens n’ont pas abouti.

5. Création d’un musée celto-ligure

5.1. Situation actuelle

            Les trouvailles d'Entremont ont toujours été exposées au musée Granet à Aix. Mais depuis qu'il a été agrandi et rénové (travaux achevés en 2006), ce musée est devenu essentiellement un musée des beaux-arts et le fonds archéologique n'y est plus accessible. Seul le mobilier d'Entremont - y compris la célèbre statuaire - y est encore présenté, mais dans une seule salle au lieu de trois avant. Les antiquités égyptiennes, grecques, romaines et gallo-romaines, bien que très importantes (notamment les mosaïques trouvées à Aix), sont actuellement stockées dans des réserves.
            Cette situation nous paraît inacceptable.

5.2. Il faut créer un musée celto-ligure

            Il est donc devenu urgent de créer un musée pour Entremont. Mais la question s’est récemment un peu compliquée. Voici les données du problème.

5.2.1. Un musée celto-ligure à Entremont ?

            On sait que les musées implantés sur les sites eux-mêmes sont bien préférables à cause de la synergie d’intérêt que génère pour le public la proximité entre les fouilles et le lieu d’exposition. C’est pourquoi nous demandions depuis longtemps la construction d’un musée à côté de l’oppidum d’Entremont.

            Et pour faire d’une pierre deux coups, nous souhaitions que ce musée ait vocation à recueillir non seulement les objets d’Entremont mais aussi ceux découverts sur les autres sites celto-ligures des environs. En effet de nombreuses fouilles, provoquées par les grands chantiers (autoroutes, TGV) et l’urbanisation galopante, ont mis au jour une masse d’objets de la même civilisation, qui sont actuellement stockés dans de petits dépôts municipaux dispersés, peu sûrs, difficilement visitables. C’est un vrai “gaspillage”, auquel mettrait fin une concentration dans un seul établissement.

            Nous pensions aussi que ce musée devait comporter en annexe un laboratoire et un dépôt de fouilles réservés à la civilisation celto-ligure, assez vastes, modernes et performants pour satisfaire les besoins des scientifiques et des étudiants pour quelques décennies. Cet équipement n’existe nulle part à l’heure actuelle, alors que, par exemple, un des plus grands musées européens de préhistoire a été ouvert à Quinson (Alpes de Haute Provence).

            C’est pourquoi nous avions repéré un terrain disponible, en friche depuis très longtemps, de plus d’un hectare, appartenant à un particulier et situé entre l’oppidum et la RN 296, dans une zone non constructible sauf pour des équipements culturels (donc à un prix raisonnable). Et nous avions demandé que l’État ou les collectivités locales s’en assurent la propriété au plus vite.

5.2.2. Un grand musée archéologique du Pays d’Aix 

            Mais la restructuration du musée Granet, qui ne veut plus de son fonds archéologique, a modifié la donne. Le Pays d’Aix a désormais besoin, en plus d’un musée celto-ligure, d’un autre musée archéologique pour les civilisations égyptienne, grecque, romaine et gallo-romaine.

            Faut-il alors construire deux musées, l’un à Entremont, l’autre à Aix ? Cela paraît bien lourd pour les finances locales et peut-être même discutable d’un point de vue touristique. Faut-il créer un seul grand musée général à Entremont, regroupant la civilisation celto-ligure et les autres ? On aurait peut-être pu l’envisager avant la découverte du théâtre romain d’Aix au quartier de la Seds en 2004. Mais désormais, il semble plus réaliste de créer ce grand musée archéologique général (avec un département celto-ligure) à proximité de ce théâtre. Et c’est donc ce que nous demandons, en souhaitant sa réalisation la plus prochaine possible.

            Quant à l’oppidum d’Entremont, il pourrait voir son attrait renforcé d’une part par les aménagements mentionnés ci-dessus, § 4.2, d’autre part par la création d’un parc archéologique dont nous exposons les grandes lignes ci-après.

6. Création d’un parc touristique à caractère archéologique à côté d’Entremont

6.1. Le principe des parcs archéologiques en France

            Tout d’abord, pour éviter tout malentendu, précisons que ce à quoi nous faisons ici allusion n’a rien à voir avec les parcs de loisir du type Parc Astérix au nord de Paris. Ce que nous proposons est un aménagement culturel scientifique.

            L’idée de présenter au public, dans des parcs spécialement aménagés, des reconstitutions de sites et vestiges archéologiques dans un but touristique et pédagogique est apparue en Europe dans les années 1950 . En France, le plus connu est peut-être l’Archéodrome, situé au bord de l’autoroute A6, en Côte-d’Or; mais il y en a bien d’autres.

6.2. Nos propositions pour Entremont

            Il y a actuellement très peu de parcs archéologiques de ce type dans le sud-est de la France. Il n’y a donc pas de saturation. Toutefois, la civilisation romaine est déjà très bien représentée en Provence par des sites majeurs comme Fréjus, Arles, Orange, Vaison-la-Romaine, etc. Ce “créneau” chronologique est donc à éviter.

            En revanche, les civilisations mégalithique, chalcolithique, des âges du bronze et du fer dans les régions méditerranéennes de la France (grosso modo les trois derniers millénaires avant J-C) sont encore mal connues du public.

            Ce parc serait donc consacré à cette période, en couvrant une zone allant des Pyrénées aux Alpes et en Corse. Il s’agirait d’y installer, dans un cadre de verdure, des reconstitutions des éléments les plus forts de ces civilisations (nous avons déjà quelques idées sur les choix à faire). Ce serait une “vitrine” qui, d’une part, aurait sa valeur documentaire en soi, et d’autre part inciterait les visiteurs à aller voir les originaux dans leurs régions respectives. Ainsi toutes les régions seraient gagnantes.

            La présence, à côté de ce parc, du site authentique d’Entremont (âge du fer) créerait un pôle d’intérêt très efficace. De plus, on pourrait y adjoindre des ateliers pratiques éducatifs pour les scolaires. Enfin, la proximité d’une autoroute rendrait l’accès facile sur le plan régional.

            Pour réaliser ce parc de reconstitutions, il faut du terrain. Il est donc nécessaire que les collectivités locales acquièrent par expropriation amiable les terres agricoles non constructibles qui se trouvent entre l’oppidum et la RN 296. Il y a là environ cinq hectares, où la ZPPAUP d’Entremont permet des aménagements culturels.

            Nous savons bien qu’une telle réalisation est coûteuse, aussi la proposons-nous seulement après les trois priorités précédentes. Il est toutefois essentiel d’acquérir rapidement les terrains nécessaires pour préserver la possibilité de cette réalisation qui serait un atout supplémentaire du tourisme en Pays d’Aix.

            C'est au début des années 1990 que nous avions proposé pour la première fois cette idée de parc archéologique à la municipalité aixoise, sans succès. Nous pensons pourtant qu'elle mérite réflexion.

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Complément d'information

        Se fondant sur la loi de décentralisation du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, notre association avait proposé, il y a quelques années, que le site d'Entremont, actuellement propriété de l'État, soit transféré à la région PACA qui, à notre avis, pouvait se montrer plus active dans la mise en valeur de l'oppidum. Mais c'est impossible : il n’est pas inscrit dans la liste des monuments historiques classés transférables à une collectivité territoriale (liste publiée en annexe du décret n° 2005-836 du 20 juillet 2005). Motif : « réserve archéologique ; site d’intérêt national ».
        Nous avons alors demandé si, dans le cadre d'une convention, l'État ne pourrait pas, sous certaines conditions, se dessaisir au moins de la gestion touristique du site au profit d'une collectivité territoriale : Communauté du Pays d'Aix ou département des Bouches-du-Rhône ou région PACA. Cette démarche n'a pas abouti.

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